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  <title>Lebusard.com - bande dessinée</title>
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  <description>La Revue en ligne Lebusard.com est partie à la page. Dédiée à l'actualité culturelle et littéraire, elle met le livre à l'honneur : bande dessinée, album et livre jeunesse, fiction, essai, beau-livre, portrait de plumes...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 04 May 2008 20:20:08 +0200</pubDate>
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    <title>L’aigle sans orteils : Le Tour de France selon Lax</title>
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    <pubDate>Sun, 17 Jun 2007 16:11:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Cécile</dc:creator>
        <category>bande dessinée</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/aigleLax.jpg&quot; alt=&quot;aigleLax couv&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Il y a des mois comme ça,
définitivement associés à leur « marronnier » comme une bernique à
son caillou. Juillet fait office de grand favori en comparaison de ses 11
frangins avec une bonne poignée de thèmes collés à ses dates : les
résultats des examens, les premiers départ en vacances, les plus longs bouchons
de l’année, les soldes d’été et LE TOUR DE FRANCE à la télé. Pour les
passionnés, c’est une juste continuité à de longues séances d’entraînement
généreusement offertes par le tournoi de Rolang Garros et ces interminables
échanges de balles. En tout cas, les aficionados du sport télévisuel sont armés
d’un bon mental pour enchaîner quelques semaines plus tard sur la
retransmission du Tour de France.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/aigleLax1.jpg&quot; alt=&quot;aigleLax bandeau&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Et c’est parti pour de longues heures
contemplatives devant le petit écran, qu’il fasse dehors un soleil de plomb ou
une pluie battante, à écouter causer maillot, braquet ou pédalier. Tandis que
les anciens disent apprécier les paysages en trouvant là un dérivatif à leur
envie de voyager, les plus jeunes s’emportent aisément dans des envolées
lyriques pour qualifier la stratégie d’une équipe, l’effort d’un homme seul ou
un mouvement d’accélération quasi-imperceptible du fameux peloton compact,
sorte de gros coureur à roues multiples. Et puis, il y a les autres, les
refoulés du guidon, les allergiques du sport de longue haleine, ceux qui se
choquent de voir le cycliste faire pipi en roulant, cracher à tout vent et
balancer ses bouteilles dans la tête des badauds un peu trop enthousiastes à
leur passage. Bref, là où les uns sont tellement captivés qu’ils n’entendent
pas la petite dernière demander pour la énième fois « quand est-ce qu’on
va à la plage ? », les autres tombent dans un ennui profond à la limite de
la neurasthénie dès qu’ils aperçoivent plus de dix minutes de course commentée
par des journalistes jamais en manque de conversation (un exploit en soi). Pour
toutes ces juillettistes hermétiques à la pédale et insensibles à l’exploit de
ces gaillards en shorties moulants, il reste encore une possibilité de se
sensibiliser à la petite reine et à cette épopée sur deux roues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les héros &amp;quot;isolés&amp;quot; de la préhistoire du Tour&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour comprendre le Tour de France et le traitement épique qui en est fait
chaque année dans les médias, il est impératif de revenir aux sources du genre,
au début de l’aventure, à la genèse d’une histoire où les noms des héros ne
sont pas encore inscrits à la craie sur le bitume. C’est le moment de se
plonger dans le dernier album de Christian Lax, L’aigle sans orteils paru dans
la très belle collection Aire Libre des éditions Dupuis. Dès les premières
pages, les plus réfractaires seront convertis et ne pourront plus lâcher Amédée
dont le rêve est de participer au prochain Tour de France. La petite teinte
sépia qui maquille les cases nous ramène en juillet 1907, à la croisée des
chemins qui permet la rencontre entre un scientifique de l’observatoire du Pic
du Midi en pleine édification et Amédée, l’un des ces artilleurs qui montent
presque chaque jour le matériel pour la construction de la coupole. Les deux
hommes scellent leur amitié sur cette passion commune et Amédée n’aura de cesse
de multiplier les portages pour amasser l’argent suffisante à l’achat d’un
vélo. C’est ensuite le drame. Une ascension de trop, la nuit passée dehors et
il faut lui amputer tous ses orteils. Mais Amédée fera quand même partie des
pionniers du Tour de France. Son handicap deviendra même son titre de noblesse
en devenant L’aigle sans orteils du Tour. Sa faiblesse, tout comme celle
d’Achille le fait entrer de plain pied dans le cercles des grands héros d’une
tragédie qui s’annonce. Car,il ne fait pas bon alors d’être un
« isolé » comme Amédée, c’est-à-dire un coureur qui participe à titre
individuel et ne profite en rien de l’organisation des « groupés ». Sans
sponsor, sans matériel adéquat,le boyau en bandoulière, sans prise en charge ni
assistance sous peine de pénalités, ces sportifs là sont de véritables héros. A
travers Amédée, c’est leur histoire que le talent de Lax nous révèle. Leurs
noms n’iront jamais s’ajouter à la liste des « grands » que sont
alors Defraye, Garrigou, Alavoine, Faber ou Lapize. Ils ne sont pas des héros
du spectaculaire et de la victoire mais ils ont touché leur rêve et relevé le
défi sans gloire ni lauriers. L’aigle sans orteils honore de la plus belle
façon ces anonymes en mêlant subtilement la fiction et la réalité tout en
permettant au lecteur de pénétrer les arcanes du Tour devenu mythique. Ainsi,
on découvrira comment les journalistes de L’aurore, gazette organisatrice et
fondatrice du Tour, jouaient aux cerbères afin que ne soit jamais évoqué dans
aucune tribune le nom de ces « isolés », ces « tocards qui arrivent
après la fermeture des contrôles » parce que les lecteurs n’aiment que les
gagnants. Pas ceux de Lax en tout cas !&lt;br /&gt;
Une magnifique BD qui démontre une nouvelle fois que le neuvième art est tout
sauf un genre mineur. Dessin, scénario, conception graphique révèlent un
véritable petit chef d’œuvre d’émotion et d’humanisme, égratignant au passage
la grande et la petite histoire du Tour. Un Tour de France qui, pour auréoler
des héros, a du se nourrir de tragédies ordinaires, d’anonymes dont l’épopée
s’est bien souvent terminée dans un fossé ou même une tranchée…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L'Aigle sans orteils&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Christian Lax&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Editions Dupuis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La Mémoire dans les poches - T.1</title>
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    <pubDate>Fri, 08 Jun 2007 15:09:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Cécile</dc:creator>
        <category>bande dessinée</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/429_1.jpg&quot; alt=&quot;mémoirepoches&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Chronique d'une haine ordinaire
 racontée par Le Roux et Brunschwig. Futuropolis sait mettre en valeurs l’œuvre
de ses auteurs et dessinateurs à travers l’élaboration de l’objet-livre comme
le démontre notamment : &lt;em&gt;La mémoire dans les poches&lt;/em&gt; d’Etienne Le
Roux et Luc Brunschwig. Du choix de la couverture à celui du papier, tout
participe à proposer un décor intimiste et mélancolique pour cette fiction
subtile et humaniste dont on découvre ici la première partie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La couverture forme à elle seule un véritable incipit. Une rue déserte
bordée de voitures stationnées traverse une cité d’HLM. Il pleut. Quelques
halots de lampadaires balisent le chemin d’un homme un peu voûté et de son
chien. Un léger vent balaye le triste imperméable de l’homme à la casquette que
l’on découvre de dos. Part-il ou revient-il ? Et puis il y a le titre qui
s’étale sur la route comme une légende pour ce vieux bonhomme aux mains vissées
à ses poches. Peut-être y cache t-il un peu de sa mémoire, les doigts serrés
sur quelque objet coincé dans l’écrin du tissu, comme les fétiches d’un passé
dont il est nostalgique ? Ou s’agit-il d’une mémoire plus honteuse, mise
en pénitence dans ses poches, petits mitards étanches, noirs et muets sur
lesquels on pose les doigts comme sur une bouche cousue. La couverture est
nimbée d’une tonalité verte comme l’est encore la mémoire de Sidoine Letignal.
Car c’est de ce vieux monsieur que dépend toute l’histoire.   Un bébé braillard
en bandoulière, on découvre le vieil homme à la recherche désespérée de lait
nourricier. Il trouve refuge dans un petit café de quartier mais se trouve
alors contraint de lever le voile sur son drame et son histoire familiale. Mais
la sépia d’un passé jauni par la persécution des juifs vient teinter
ponctuellement les pages, comme la promesse d’une histoire à tiroirs où le
tabou et le mensonge ont la part belle.   La mémoire dans les poches est
subtilement construit, et même s’il est loin du genre, installe un suspense du
quotidien comme une énigme policière qui met le lecteur en haleine au fil des
planches. Ce scénario de Luc Brunschwig, construit autour de la déliquescence
d’une harmonie familiale apparente, ne saurait trouver meilleurs dessins et
couleurs que ceux d’Etienne Le Roux. Un récit en deux parties qui restera dans
la mémoire de ses lecteurs.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;La Mémoire dans les poches&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Première partie &lt;br /&gt;
Etienne Le Roux et Luc Brunschwig &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Quintett : La nouvelle partition de Franck Giroud</title>
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    <pubDate>Sat, 17 Feb 2007 15:53:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Cécile</dc:creator>
        <category>bande dessinée</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/Quintett.jpg&quot; alt=&quot;Quintett&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;LE scénariste Franck Giroud nous
offre aux éditions Dupuis, les deux premiers tomes d’une nouvelle série dans le
registre de son incontournable Décalogue. Quintett se compose d’une partition
en cinq mouvements autour de quatre personnages dont les destins intimement
liés trouveront un dénouement commun dans un ultime album. Giroud en chef
d’orchestre efficace et subtil a choisi cinq dessinateurs de talents pour
mettre en images les notes de sa comédie humaine.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Quand on est un boulimique de BD et que l’on cherche à ne rien rater, il est
parfois légitime d’avoir quelque hésitation avant de se lancer dans la lecture
d’une nouvelle série. La raison en est de chercher à s’éviter toute frustration
en s’installant dans une interminable attente face à un rythme de parution
plutôt « tranquille ». Certains duos de scénariste/dessinateur mettent des
années à réaliser chaque tome ! Franck Giroud est donc un scénariste
précieux pour tout lecteur impatient. Tout d’abord il annonce la couleur en
nous livrant dès le départ la composition de ses séries : Le Décalogue =
10 albums et Quintett = 5 albums. Et puis il a trouvé la combine pour boucler
ses cycles dans des délais raisonnables : choisir un dessinateur différent
pour chaque album. Ainsi, le chef d’orchestre hors pair qu’il est, peut diriger
simultanément ses « interprètes » et nous offrir deux tomes d’un coup
pour sa nouvelle partition Quintett avec un dénouement annoncé pour début 2007.
Une raison supplémentaire pour se ruer sur les deux premiers mouvements qui
dévoilent une histoire à tiroirs, dont l’on pressent déjà qu’il sera nécessaire
de se complaire dans une relecture totale dès La Chute finale révélée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Histoires de Dora Mars et d’Alban Méric&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Franck Giroud aime à mêler grande et petite histoire. Sa série Décalogue a
magistralement montré l’intelligence de ce travail de points de vue. Selon le
personnage que l’on suit sur un même événement, l’histoire se modifie. Une
focalisation individuelle nous amène à reconsidérer l’histoire commune d’un
groupe. Ici, nous sommes en 1916 et nous suivons le destin des membres d’un
quintette chargé de divertir la garnison d’une base aérienne française, postée
à Pavlos, petite bourgade de la zone neutre du Sud-Macédoine. Tout commence
donc avec la fleur bleue Dora Mars, chanteuse de cabaret animée d’une
troublante et charismatique beauté sous la plume de Cyril Bonin. Eperdument
amoureuse d’un aviateur héros de guerre mais volage et pédant, Dora Mars se
voit sacrifier sa carrière pour exprimer sa passion à travers de fougueuses
aventures. Mais son romantisme exacerbé ne parvient pas à éviter les drames qui
sourdent derrière sa quête de l’homme idéal. Le dessin expressionniste et les
couleurs matinées de sépia de Bonin incarnent avec brio cette ambiguïté et
installent l’épaisseur d’un récit déjà trouble.&lt;br /&gt;
Le tome 2, relate l’histoire parallèle d’Alban Méric, lieutenant dans l’armée
française et violoniste du quintette. C’est à Paul Gillon, dessinateur du tome
7 du Décalogue, que Franck Giroud a confié le récit de l’histoire d’amour qui
unie ce soldat érudit à son jeune ordonnance grec Manolis. Et là aussi c’est
une véritable réussite car il est rare dans la BD de voir une histoire d’amour
entre deux hommes traitée avec le même de lyrisme que celle entre un homme et
une femme. Romantique et sincère, les amants vont connaître les affres de la
tragédie au cœur d’une époque où l’homosexualité est considérée comme une
perversion. Mais au-delà des histoires personnelles, les deux premiers
mouvements tournent autour du trésor d’un monastère et de la chute finale des
années après, à Paris et peut-être autour du seul personnage qui reste
caché : le pianiste, cinquième membre du quintette et dont l’identité
n’est pas dévoilée d’emblée. Mais avant cela, il reste à découvrir les deux
autres tomes, « Histoire d’Elias Cohen » (en librairie en février
2006) et « Histoire de Nafsika Vasli » (en librairie pour l’été
2006), respectivement dessinés par Steve Cuzor (couleurs Meephe) et
Jean-Charles Kraehn (couleurs Patricia Jambers), pour avoir toutes les pages de
la partition. En attendant, l’intrigue s’est remarquablement mise en marche et
l’on bénit Franck Giroud d’employer un orchestre plutôt qu’un soliste au
dessin, pour savourer au plus vite l’ensemble de sa composition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Quintett&lt;/em&gt; de Franck Giroud&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Tome 1 : « L’histoire de Dora Mars », dessin de Cyril
Bonin&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Tome 2 : « L’histoire d’Alban Méric », dessin de Paul
Gillon&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Editions Dupuis, collection Empreinte(s)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Mon voisin le Père Noël de Bonifay &amp; Tillier</title>
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    <pubDate>Wed, 17 Jan 2007 15:47:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Cécile</dc:creator>
        <category>bande dessinée</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/PereNoel.jpg&quot; alt=&quot;PèreNoël&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Si vous voulez enfin connaître la
véritable histoire du Père-Noël et savoir ce qui se cache derrière la bonhommie
bienveillante du vieillard... pardon du sénior superstar, n'hésitez plus !
C'est à travers la bande dessinée de Bonifay et Tillier paru chez Casterman que
vous trouverez les réponses.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Il y a deux types de conte, ceux pour faire rêver les enfants et ceux pour
faire gamberger les plus grands. &lt;em&gt;Mon voisin le père Noël&lt;/em&gt; commence
comme un conte de Noël à la Dickens pour devenir au fil des pages un conte
philosophique résolument teinté d’une amère réalité en guise de l’ultime
moralité. Philipe Bonifay nous offre là un scénario de premier ordre,
parfaitement mis en images par Béatrice Tillier, la créatrice des personnages
fabuleux mains néanmoins torturés Fées et tendres automates, parus chez Vents
d’Ouest.&lt;br /&gt;
C’est l’histoire de Georges, qui découvre un soir de décembre que son vieux
voisin Monsieur Claus n’est autre que le Père-Noël, en attente de trouver son
successeur. Et oui, le père Noël serait comme tout le monde le sait, une
création humaine, mais plus précisément celle d’une association qui veut ainsi
permettre à quelques hommes torturés par les ombres de leur passé, de vivre une
deuxième vie de repentance en faisant le bonheur des enfants. Panoplie, plan
média, équipe de lutins (des nains en CDD), rumeurs, photos volées etc, sont
orchestrés au service de la légende et de la mythologie de Santa Claus. Georges
écoute l’histoire de ce voisin, ancien membre de la résistance, qui à force de
tortures, avait finalement donné les noms des membres de son réseau et assisté
à leur exécution. Georges est lui aussi hanté par le souvenir d’une vie qu’il a
détruite… Serait-il vraiment l’élu ? Le prochain à endosser le lourd
manteau de laine rouge et blanc ? Et s’il était enfin prêt à payer pour sa
faute ?&lt;br /&gt;
Et si nous lecteurs, nous nous laissions convaincre par cette version de
l’histoire du père Noël, tellement actuelle et cohérente dans notre société du
spectacle ? En tout cas, Bonifay et Tillier jouent un coup de maître en
nous faisant croire de nouveau au père Noël en moins de cinquante pages. Une
fable douce-amère à ne pas manquer !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mon voisin le Père-Noël Béatrice Tillier et Pascal
Bonifay&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Casterman, collection : Un Monde&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>La piraterie pour les Nuls par Dutreix et Estienne</title>
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    <pubDate>Tue, 16 Jan 2007 16:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Cécile</dc:creator>
        <category>bande dessinée</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/Martinpirate.jpg&quot; alt=&quot;Martin pirate&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Avec un titre qui sonne comme une parodie
d’émission de télé-réalité, &lt;em&gt;Objectif bigorneau&lt;/em&gt; hisse le pavillon du
premier tome de la série &lt;q&gt;Martin l’apprenti pirate&lt;/q&gt; paru chez Casterman.
Les auteurs Dutreix et Estienne nous embarquent dans les coulisses de la
piraterie et nous font découvrir le dur apprentissage d’une horde de gaillards
prêts à tout pour écumer les mers dans la parfaite panoplie du pirate
sanguinaire. Tout simplement désopilant, un album indispensable pour aborder la
flibusterie dans sa version contemporaine.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Imaginez un énième avatar de télé-réalité genre 1ère compagnie où le terrain
de « jeu » est un bateau pirate au lieu d’une jungle. Prenez un seul
« fils de » en guise de candidats « pipeuls » et
entourez-le d’une bande de clones disposés à renier père et mère et à se
soumettre à toutes les épreuves pour l’appât du gain et de la gloire. Vous
obtenez le décor burlesque et parodique de cet Objectif bigorneau vraiment
poilant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Devenir pirate en dix leçons&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Martin est donc un jeune Candide envoyé en apprentissage chez les pirates par
son papa le terrible Aldebaran le sanguinaire (Un clin d’œil à le série signée
Léo ?). Notre Bleu est impatient d’en découdre mais Horace le Teigneux, censé
l’initier aux arts de l’abordage et du pillage semble être un précurseur de la
doctrine de Gandhi plutôt qu’un adepte de la méthode de Barberousse. Martin, en
ado rebelle et inconscient qui se respecte, décide de ruer dans les brancards
et lance une attaque seul du Santa Concepcion de Esperanza, LE plus redoutable
chasseur de pirates ! Sa fougue est maladroite mais payante puisqu’il
parvient, à l’insu de son plein gré, à occire le Capitaine du majestueux galion
pour prendre la tête de l’équipage. Le voilà maître à bord, sous l’œil
inquisiteur d’un évangéliste calculateur, avec pour mission : convertir
l’équipage en pirates dignes de ce nom et pour objectif, l’île Bigorneau où se
cacherait un trésor… Le lecteur se délecte alors en découvrant les différentes
étapes de conversion proposées aux postulants. Chaque stagiaire est soumis à
des règles strictes. La tenue d’abord avec port obligatoire de haillons ;
l’assimilation du langage et ses subtilités : ne pas dire « j’vais
vous mettre les tripes au soleil » mais « j’vas vous mettre la
tripaille au soleil » ; la mutilation : un vrai pirate arbore jambe
de bois, crochet, œil bandé ( ou yeux bandés pour les purs et durs !) ;
l’hygiène corporelle la plus douteuse est bien sûr recommandée et pour finir
troquer son prénom trop conventionnel contre des sobriquets bien pensés. Le
jeune Martin, pas franchement aguerri dans la piraterie, va vite être dépassé
par sa mission. Sa petite troupe se lasse peu à peu de la théorie et des
concours d’étendards et entend bien se livrer à quelque acte de barbarie. Façon
Frankenstein, le Pygmalion en culottes courtes va devoir faire face à son
engeance…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon d’accord, cette épopée initiatrice s’empiffre à l’envi des clichés de la
flibuste, mais ici tout le monde en prend pour son grade : Conquistadors,
pirates, clergé et même les anthropophages… mais pour eux cela se termine
vraiment très très mal. Normal ce petit côté gore et grinçant quand on sait que
Tomas Estienne sévissait il y a encore peu dans les revues Psikopat et Fluide
Glacial… Plus extrême que Koh Lanta, plus roots que La ferme et plus strict que
la Star Ac, Martin l’apprenti pirate est la série à suivre ! Alors
Lecteur, pour voter Martin, achète le 1.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Martin l’apprenti pirate&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;T.1 Objectif bigorneau, Dutreix &amp;amp; Estienne&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Casterman. Coll. Première ligne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Mister O, de Lewis trondheim</title>
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    <pubDate>Wed, 03 Jan 2007 17:26:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Cécile</dc:creator>
        <category>bande dessinée</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/Mister_O.jpg&quot; alt=&quot;Mister 0&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Rond comme un ballon mais moins jaune
qu’un citron, c’est Mister O. Le pacman de Lewis Trondheim mange plus souvent
le fossé que les fantômes. Sa mission : aller de l’autre côté en une
planche de soixante cases. Sa croix : trente pages de &amp;quot;déchires&amp;quot;. Simple,
efficace et drôle !&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;His name is O, Mister O ou peut-être faut-il lire Mister Zéro. C’est un
poids plume et côté physique, il n’a pas tout pour lui. Entendons par-là, qu’il
lui manque des bouts. Son corps est une grosse tête imberbe d’où lui sortent de
petits bras en forme de bâtons de réglisse et de pauvres jambes légèrement plus
longues, histoire de ne pas confondre les membres. Son visage est aussi
expressif que la &amp;quot;tête à Toto&amp;quot;. Deux points pour les yeux, deux ronds blancs
quand il galère et une bouche qui passe du trait à la courbe selon l’humeur du
Smarties. &amp;quot;Le petit bonhomme en mousse, qui s’avance, s’élance sur le
plongeoir&amp;quot; est une chanson hommage à ce Vil Coyote de la BD. Tout comme son
homologue, il est plutôt du genre monomaniaque. Il a une idée fixe, défier
l’abîme, repousser ses limites, braver le néant et, et, … passer de l’autre
côté de ce fichu fossé qui lui gâche le paysage. On ne sait pas trop ce qui le
motive, l’espoir d’une herbe plus verte, d’un destin plus glorieux que celui
d’un François Pignon, la volonté de sortir de ces planches pour revendiquer un
corps bradpittesque à son créateur ? Le mystère restera total. Et pourtant
notre looser ne manque ni de matos, ni d’idées. Attention nous ne sommes pas
dans une grosse production à l’américaine avec un coyote certes décharné mais
qui se paye des fusées ou des engins paramilitaires pour choper, bip-bip, une
pauvre autruche. Soit dit en passant, s’il a assez de blé pour faire venir en
Chronopost ultrasonique toute sa quincaillerie, il aurait tôt fait de se faire
livrer une pizza ou un steak au lieu de courir l’émeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Un p’tit gars qui n’en veut&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mister O, c’est plutôt le genre Mac Gyver mais tendance écolo. Ses armes sont
souvent issues des quelques petits coins de nature qui environnent son espace
vital. Troncs d’arbre, feuilles, rochers mais aussi graines de haricot magique,
pets de compet’ ou bouses de vaches (avec lui c’est plutôt la vache qui colle
au pied) sont ses matériaux de prédilection. Il use parfois d’un arsenal plus
puissant mais finit alors un peu plus déchiqueté que d’ordinaire. Car dans cet
album apparemment simple, il y a aussi de l’action, du suspense et du sang. Le
sien mais aussi celui de ses copains, enfin de ses ex-copains, ceux dont il se
sert pour parvenir à ses fins. Pas de racisme, qu’ils soient ovales, oblongues,
triangles ou petits pois, Mister O souffle, monte, trahit ou manipule tous ses
congénères à géométrie variable. La BD, c’est aussi ça, des bonhommes de
maternelle, un ravin, une nature hostile et une action récurrente qui
engendrent les gags. C’est drôle comme un muet de Chaplin ou de Keaton, et on
se complaît à deviner la chute de cette quête en trente leçons qui plaide à
l’inverse de notre société, la fatuité d’une logique de performance et de
dépassement.&lt;br /&gt;
Lewis Trondheim sévit depuis longtemps dans la bande-dessinée hors norme et
décalée, puisqu’il a notamment signé avec Joann Sfar la série Donjon Zénith où
le héros est un canard gouailleur et dans Donjon crépuscule, un lapin
sanguinaire. On est loin dans le genre bestiaire de La Fontaine, mais version
gore.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Mister O&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Lewis Trondheim&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Editions Delcourt – Collection : Humour de rire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le livre de Sam de Filippi et Boiscommun</title>
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    <pubDate>Mon, 01 Jan 2007 17:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Cécile</dc:creator>
        <category>bande dessinée</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/Livre_Sam.jpg&quot; alt=&quot;Livre Sam&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Tout est écrit. Destin ou karma, certains
ancrent le sens et le fil de leur existence sous le joug d’un certain
déterminisme. Le livre de Sam qui fait suite au Livre de Jack, de Filippi et
Boiscommun illustre de manière quasi-figurative cette perception du Temps. Une
nouvelle dimension s’ouvre et les arcanes de la vie sont percés à jour.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/LivreSam_bandeau.jpg&quot; alt=&quot;LivreSam Bandeau&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Une couverture d’un vert profond au
faîte de laquelle une barque portant deux enfants, fait face au gouffre sans
fond d’une cascade bouillonnante. La chute semble inévitable et invite le
lecteur à plonger lui aussi dans les eaux sombres de l’univers fantastique et
presque mythologique du dessin d’Olivier Boiscommun et du scénario de
Denis-Pierre Filippi. En deux tomes les artistes nous racontent l’histoire de
deux adolescents, Jack et Sam, qui découvrent dans la bibliothèque d’un vieux
manoir, des livres d’une nature toute particulière, des livres de vie. Le
manoir est une sorte de passage vers un monde où les enfants sont rois, grands
chambellans des destinées humaines. Un clan d’élus tire les ficelles fragiles
de l’existence et Sam semble devoir faire partie de ces scribes qui
interviennent parfois sur les pages blanches des livres de vie. Manipulation,
piège ou choix existentiel, Jack et Sam ne savent plus que penser en découvrant
les rouages de cette antichambre encyclopédique et vont tenter d’échapper à ce
qui semble déjà écrit. Les voilà en fuite, dans les entrailles de ce manoir
traversé par un Styx, fleuve bouillonnant et puissant qui trace le chemin et le
courant que chaque chose doit suivre. Les rives s’animent peu à peu de
créatures gothiques, sortes de gardiens de pierre qui cherchent à entraver une
nouvelle fois le libre arbitre des jeunes héros pour les mener jusqu’au gouffre
d’une cascade. Jack et Sam vont alors comprendre comment sortir de cet enfer
quasi-mythologique et tenter de maîtriser le cours de leur destinée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le livre dans le livre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Filippi et Boiscommun nous proposent un merveilleux voyage au cœur d’un univers
fantastique, cauchemardesque et poétique. Nous sommes transportés dans une mise
en abyme subtile du destin de ces jeunes personnages. Les deux auteurs tracent
l’histoire de Jack et Sam découvrant que leurs existences sont entre les mains
de Parques, qui écrivent et décident de la naissance, de la vie et de la mort
des êtres. Une double lecture qui nous dévoile un univers onirique et gothique
où la couleur accompagne magnifiquement les sentiments et les intimités qui
prennent forme. Le vert épais de la frondaison des arbres du jardin intérieur,
l’ocre solennel de la bibliothèque, le rouge théâtral de la salle des musiciens
suspendus et ce voile sépia qui accompagne le drame de Sam, habillent
magnifiquement les pages de ce très bel album. Le monde souterrain transpire
d’une mythologie ancestrale oubliée des vivants, où vieux démons et ruines nous
rappellent que le sens de l’existence est une énigme qui nourrit les racines de
l’humanité. Filippi et Boiscommun ouvrent une porte sur un royaume fantastique
foisonnant qui mérite que l’on s’attarde sur ce livre de vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le livre de Sam&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Filippi et Boiscommun&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les Humanoïdes Associés&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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