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  <title>Lebusard.com - beau livre</title>
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  <description>La Revue en ligne Lebusard.com est partie à la page. Dédiée à l'actualité culturelle et littéraire, elle met le livre à l'honneur : bande dessinée, album et livre jeunesse, fiction, essai, beau-livre, portrait de plumes...</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 04 May 2008 20:20:08 +0200</pubDate>
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    <title>Irlande, voyage intimiste</title>
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    <pubDate>Sat, 02 Jun 2007 17:02:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Cécile</dc:creator>
        <category>beau livre</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/Irlande_Couv.jpg&quot; alt=&quot;Irande couv&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Après la Bretagne, l’Ecosse, et
l’Islande, il aura fallu vingt ans au photographe Jean Hervoche pour dévoiler
ses nombreux clichés irlandais. Un ouvrage est enfin consacré à ces quelques
instantanés d'Irlande, témoin d'un voyage intimiste, réalisé en collaboration
avec l’écrivain breton Bernard Berrou paru aux éditions Terre de
Brume.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/Irlande_bandeau.jpg&quot; alt=&quot;Irlande bandeau&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&amp;quot;Aller en Irlande, n’est pas un
voyage ordinaire. Découvrir le pays, c’est vivre une aventure&amp;quot;. Jean Hervoche a
parcouru la belle Erin lors de nombreux séjours, au cours desquels il apprend à
connaître les gens et à comprendre ces grands espaces qui transpirent d’un
lyrisme latent. Les clichés présentés à l'exposition et dans Irlande, voyage
intimiste, dévoile une nouvelle fois la subtile patience de l’œil du
photographe pour capter une lumière fugace, un clair-obscur profond et composer
la matière d’un instantané fidèle à l’émotion d’une seconde ou le trouble d’une
étape. Le Burren, le Connemara ou le Mayo sont dépouillés de leurs couleurs
mais le noir et blanc, habillé d’une mélancolique palette d’ombre et de
lumière, dessine les tableaux d’une Irlande secrète et mystique. Les familiers
de la photographie de Jean Hervoche ne manqueront pas de retrouver dans ces
paysages, le travail sur la lumière et les contrastes déjà réalisé auparavant
sur les pays celtes et les mondes du Nord. Mais à la différence des clichés de
ses albums Ecosse, le pays derrière les noms ou Islande, entre feu et glace,
Jean Hervoche a voulu représenter les Irlandais et plus particulièrement les
enfants qui forment l’espoir de cette jeune nation. Les rencontres s’affichent.
Dans l’antre des pubs, une vieille bobine fripée saisie derrière les volutes
d’une cibiche, un autre homme plus loin semble pensif, l’œil vague et le regard
pourtant tellement lumineux. Les enfants, Jean Hervoche les aime en mouvement,
révélateurs d’une ardeur et d’une force qui sourdent dans cette nouvelle
génération. Voyez plutôt ce petit garçon au centre de cette grappe d’enfants,
dont le poing serré est une promesse de renouveau, de force et d’espérance. Et
cette petite fille, qui lutte contre le vent, mais qui, tout comme le roseau de
la fable de La Fontaine, se courbe mais ne cède pas. Elle fait fi de la rigueur
du temps et lutte contre les éléments. Car l’Irlande n’est pas un pays où la
vie est facile et le regard de Jean Hervoche ne se détourne pas de cette
réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Au-delà des clichés&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce voyage intimiste ne montre pas une mythologie convenue qui semble coller à
la peau de l’Irlande. Le photographe ne voulait pas tomber dans le cliché d’un
folklore suranné. Le pays change et en vingt ans de prise de vue, certaines
photographies ne pouvaient plus représenter l’Irlande d’aujourd’hui. &amp;quot;J’ai
volontairement écarté bon nombre de photographies que j’aimais pourtant
beaucoup, mais qui ne correspondaient plus aux réalités actuelles du pays&amp;quot;.
Pour ce livre paru aux éditions Terre de Brume, les paysages choisis sont
intemporels et les scènes de vie opèrent leur charme au-delà de tout passéisme.
&amp;quot;En réalité, j’ai eu beaucoup de mal à photographier ce pays. Le seul fait
d’évoquer l’Irlande, provoque chez moi un tel trouble, que je me prends à
redouter de ne pas être à la hauteur de mes émotions. Et puis, est-il possible
de décider un jour que l’on a fini de photographier la beauté ? &amp;quot; Ce beau
livre traduit la profonde tendresse de Jean Hervoche pour l’Irlande avec les
textes de Bernard Berrou qui ont su coïncider avec cette volonté du photographe
de partager son trouble et ses émotions face ces manifestations irlandaises de
la Beauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Irlande, voyage intimiste&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Photographies de Jean Hervoche et textes de Bernard
Berrou&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Editions Terre de Brume&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Au fond du jardin... Cavanna et Patricia Méaille</title>
    <link>http://www.lebusard.com/post/2007/06/14/Beau-livre-%3A-Au-fond-du-jardin</link>
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    <pubDate>Tue, 01 May 2007 10:55:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Cécile</dc:creator>
        <category>beau livre</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/cabane.jpg&quot; alt=&quot;Cabane couv&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Latrines, chiottes, W-C,
toilettes, petit-coin, le trou connaît bien des appellations pour peu qu’il
soit ornementé ou dans son plus simple appareil. Ici, on s’intéresse plus
particulièrement aux confessionnaux des postérieurs, exilés au fond des
jardins. François Cavanna est au verbe ce que Patricia Méaille est à
l’instantané pour ce guide du Routard un peu particulier. La sentence de notre
humoriste de renom tombe comme vérité métaphysique : &amp;quot;La cabane, c’est
l’homme&amp;quot;. Petit pèlerinage illustré.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/cabaneneige.jpg&quot; alt=&quot;Cabane 1&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Difficile d’oublier la verve insolente et
franche de Cavanna lorsqu’il distillait ses billets d’humeur par le trait de
son crayon et les mots de sa plume, dans &lt;em&gt;Hara Kiri&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Charlie
Hebdo&lt;/em&gt;. Après deux romans publiés en parallèle à sa carrière de
journaliste, Cavanna s’est déjà prêté au petit jeu des mots croisés avec les
photos de Robert Doisneau dans &lt;em&gt;Les doigts pleins d’encre&lt;/em&gt;. Il remet ça
avec Patricia Méaille.&lt;br /&gt;
Le sujet : -Là- où l’on fait –ça-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l’on a souvent dit que le pied était l’un des attributs humains le moins
célébré par la poésie, il en est sans doute de même pour cette alcôve familière
et familiale mise au ban de sa société. Réparation est donc faite grâce aux
talents croisés de Cavanna et de la photographe Patricia Méaille. Le sujet est
osé et il fallait du culot pour l’aller bien trousser. C’est pourtant sans
grossièreté mais avec forte pudeur que nos deux voyeurs ont visité les lieux.
Il s’agissait déjà de les trouver. L’entreprise de Patricia Méaille fut longue
et audacieuse pour découvrir puis pénétrer ces lieux d’intimité et de grande
solitude. Les témoignages se font parfois timides quant aux secrets usages de
ces chambres closes. C’est là que le romancier et humoriste intervient, avec
poésie, ironie et jubilation pour nous dire ces choses là. Tel un Cyrano il
nous sert la tirade : la discrète, la bien pratique, la philosophe, la
farceuse ou la farouche annoncent la personnalité de ces portraits de cabane,
et à l’art de la description Cavanna fait mouche.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’organe essentiel de la cabane, c’est le trou&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
En partant de cette quasi-lapalissade, tout est à découvrir. Ce drôle d’album
suscite un florilège de surprises par l’incongruité de ces lieux simples, enfin
révélée au grand jour. Comment pouvait on imaginer que les visiteurs de ces
petits coins de nature chercheraient à laisser leur empreinte, à donner une âme
ou un caractère à ces refuges en voie de disparition. Les portes elles-mêmes en
disent déjà long sur l’emprunteur : closes, entrouvertes, béantes ou
absentes, elles portent les stigmates du temps, d’un succès d’antan ou d’un
lieu de passage vite oublié. &lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/cabanearisto.jpg&quot; alt=&quot;cabane 2&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Emplacement, matériaux,
aménagement ou négligence et positions des loquets sont autant d’indices que
notre guide utilise pour déjouer l’énigme. Avec Cavanna, la cabane nous est
contée.&lt;br /&gt;
Voyez par exemple, &amp;quot;La sentinelle&amp;quot;, sorte de vigie détournée de son office qui,
si elle tourne le dos à l’horizon laisse deviner un trou devenu mâchicoulis. On
aimerait bien connaître la localisation de ce lieu sain pour pouvoir en admirer
la vue… &amp;quot;L’ensevelie&amp;quot; quant à elle nous dévoile une petite cabane coiffée d’une
chapka de neige, qui semble jouer les apparatchiks enfermant en son enceinte,
l’antidote de cette immaculée blancheur. Plus surprenant encore, &amp;quot;La
toi-et-moi&amp;quot;, coquettes latrines biplace avec couvercle à poignée et compte
commun de papier. Les murs sont ornés de carte routière et de posters, histoire
de proposer un interlude en cas de blanc dans la conversation. Et si comme
l’écrit Cavanna &amp;quot;la cabane, c’est l’homme&amp;quot;, on ne s’étonne pas de découvrir que
la cabane connaît aussi la lutte des classes. Elle se fait tour à tour
roturière, aristocrate ou snobe arborant avec simplicité, arrogance ou décorum,
une gouttière bringuebalante, un clocher avec pigeonnier ou des accessoires
cosy. Bref le petit coin au fond du jardin, c’est tout un poème et tout un
album, qui ne manque pas de bienséance…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Au fond du jardin&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Textes de François
Cavanna&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Photographies de Patricia Méaille&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;strong&gt;Editions Terre de brume&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Islande, entre feu et glace</title>
    <link>http://www.lebusard.com/post/2007/07/17/Islande-entre-feu-et-glace</link>
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    <pubDate>Mon, 16 Apr 2007 17:18:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Cécile</dc:creator>
        <category>beau livre</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/Islande.jpg&quot; alt=&quot;Islande&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Mais comment photographier le
néant ? C'est la question que s'est posée Jean Hervoche en découvrant
l’Islande et ses grands espaces tourmentés par la glace, la cendre et feu. Un
album de photographies qui déclinent par les éléments, les multiples facettes
d’une terre qui porte les stigmates du chaos originel.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lebusard.com/public/imgbillet/Islande_bandeau.jpg&quot; alt=&quot;Islande bandeau&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;Photographier l’Islande fut la
réalisation d’un rêve ancien pour Jean Hervoche, amoureux des grands
territoires vierges exempt d’âme humaine. Au cours de deux séjours en septembre
1999 et en mars 2001, il va vivre un choc et saisir les couleurs d’une terre
tourmentées dans ses flancs mêmes. &amp;quot;L’Islande est un pays profondément anormal,
sauvage et sans réelle végétation qui évoque les premiers jours de la Terre. La
faille tectonique qui coupe l’Islande en deux est visible à certains endroits
et l’on peut se positionner à cheval entre la plaque américaine et la plaque
eurasienne, entre deux mondes. L’activité volcanique façonne l’île et modifie
sans cesse le paysage. C’est un pays qui se fait et se défait sempiternellement
avec une éruption environ tous les cinq ans. La taille colossale de chaque
chose est angoissante et l’on ne sait plus si on est face à la beauté ou la
laideur&amp;quot;. L’Islande a émergé des flots à l’ère tertiaire et s’étend sur plus de
100 000 km2. Avec environ deux cents volcans, 10% du territoire est recouvert
de laves post-glaciaires. Le territoire est donc en grande partie occupé par
des paysages sauvages et lunaires dus à la présence des glaciers, grands lacs
et volcans qui génèrent des déserts de lave, de neige ou de cendre. Ainsi les
275 000 âmes recensées sont concentrées en majorité dans les grandes villes,
dont la capitale Reykjavik.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Les origines du monde&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Islande, entre feu et glace, est un envoûtant album pour lequel Jean Hervoche
a rédigé les textes qui accompagnent ce voyage dans un monde aussi féerique
qu’inquiétant. Un prologue nous raconte ses chocs et son parcours initiatique
tout d’abord au cœur des grands sites. C’est en 4X4 et avec un guide que le
photographe tentera ensuite d’apprivoiser la lumière du massif de
Landmannalaugar, les couleurs des glaciers et des lagons du sud-est. Les photos
qui en résultent dévoilent des décors baroques enchâssés dans le camaïeu
grisâtre de la lave et la cendre. Comme le dernier témoignage du chaos
originel, désert, lac, feu, glace ou mer composent leur cosmogonie. Une plage
de sable noir sur laquelle l’écume dessine une déchirure blanche et épaisse
marque un trait d’union entre le liquide et la matière. Frontière mouvante qui
cristallise l’intimité qui unie les deux éléments. La nature semble mener ses
combats originels. La lave, alchimie de la matière, du feu et du froid,
rivalise avec l’eau et creuse ses propres sillons. Ouranos et Gaïa déchaînent
leurs forces et leur union donnent naissance à des monstruosités de la nature.
Glaciers titanesques, geysers, fjords, soufrières, regs, icebergs ou déserts
boutonneux et pelés forment le spectacle que Jean Hervoche nous transmet. Et de
ce déchaînement d’éléments surgit parfois l’irréel, l’aurore boréale, la
couleur issue du feu et de la glace. Rarement un album a permis de découvrir
l’Islande en noir et blanc et de ressentir le caractère exceptionnel de ces
terres aussi rudes que grandioses. Néant, chaos ou joyau, ce pays là montre que
l’Homme peut encore se laisser surprendre par une Nature qu’il croit souvent
toute entière maîtriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Islande, entre feu et glace&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Textes et photographies de Jean Hervoche&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Editions Terre de Brume&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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